Le petit rapporteur : Dan San

An Si : Votre venue aux Rockomotives fait partie d’une tournée ou simplement une occasion de vous produire en France ?
Thomas : On a déjà tourné en Allemagne, en Suisse, notamment au Paléo Festival, en Autriche… En France, on a fait quelques dates mais jamais vraiment de tournée. Ici, c’est une date isolée. Sinon principalement en Belgique !
A S : Autre goupe belge de la programmation du festival, The K est également programmé. Vous les connaissez bien ?
Ben : Alors eux si on les rencontre on se bagarre ! (rires)
Thomas : En plus on habite la même ville et comme on est assez bagarreurs, on se castagne souvent avec eux. Notre bande contre la leur. De la bonne baston ! En plus c’est un trio donc ils sont assez faciles à mettre à terre…
Max : Et comme on est 7 !
A S : Cela ne vous énerve pas trop les idées reçus sur les belges ?
Max : (Rires) Non, ça va. Et puis tout le monde ne parle pas comme dans Dikkenek.
Jérôme : Y a pas grand monde qui parle comme ça en vrai.
Max : Mais si tu veux trouver des personnes qui ont cet accent, il faut que tu ailles dans les fêtes foraines (rires) !
A S : L’ambiance à l’air plutôt sympathique dans votre groupe, sur la route, les tournées etc, ça se passe comment ?
Thomas : Etant donné qu’on ne prend pas énormément de drogues dures, on a pas vraiment d’anecdotes de tournées. Hormis des bastons.
Max : Certains membres de notre groupe, notamment Benoit n’a aucune mémoire, donc il lui arrive toujours pleins de chose super drôles.
Gaétan : Et la fois où vous m’avez oublié à Rennes !
Ben : Ah oui, effectivement !
A S : Et quels pourraient être les défauts entre membres de Dan San qui pourraient créer une scission ?
Ben : Moi je crois qu’ils vont en avoir marre que j’oublie tout le temps tout. Et que je ne m’arrête jamais de parler…
Thomas : Et que tu ne sois jamais à l’heure (rires).
Jérome : Mon côté un peu papa que je peux avoir en disant aux autres ce qu’ils devraient faire.
Thomas : (rires) Je crois que ça va plus loin que ça ! Quand on passe un bon moment, Jérome va tout casser tout en disant ” Bon les gars un peu de sérieux, j’ai l’impression d’être entouré de gamins “.
Damien : Moi je suis pas le mec le moins fêtard du monde. Le côté blagues nulles, blagues lourdes aussi !
Max : Un peu casanier enfant !
Lætitia : Peut-être que moi je ne me lâche pas assez sur scène… Pourtant, je joue très bien quand je suis beurrée (rires) !
A S : Comme n’importe quel groupe, on associe forcément Dan San à d’autres groupes. Lesquels vous semblent le plus incongru ou ont tendances à vous hérisser ?
Max : Quelques fois on nous associe à Muse. C’est pas qu’on déteste mais ça nous interpelle surtout. On se demande pourquoi (rires) !
Damien : Une fois à Blink 182 mais je crois qu’ils se sont plantés dans la bio.
Benoit : Placebo aussi…
Thomas : On nous dit quelques fois que notre musique est très traditionnelle irlandaise et ça ça nous gène.
A S : J‘ai entendu l’un des membre de Dan San dire sur le ton de l’humour que vous pourriez raconter des choses un peu second degré dans vos paroles étant donné que certaines personnes ne comprennent pas totalement l’Anglais. Est-ce vrai ?
Jérome : On écrit nos chansons en anglais parce qu’on trouve ça plus naturel, surtout que c’est une langue que l’on connaît depuis que nous sommes mômes.
Thomas : Quand on raconte par exemple qu’on se fait battre, on préfère le raconter en anglais parce que c’est personnel (rires).
Jérome : Plus sérieusement, ce que ça voulait dire, c’est qu’on peut exprimer des choses beaucoup plus profondes, qui sont parfois un peu plus délicates à exprimer dans la langue que les gens comprennent. On aime rigoler dans la vie mais la musique c’est sérieux.
Thomas : on se dévoile pas mal dans nos textes et l’anglais permet via des métaphores assez simples de cacher des sens qu’on a vraiment envie de dire mais que peu de personnes vont comprendre ou prendre la peine d’écouter, de traduire. Chacun peut l’interpréter comme il veut…
Jérôme : C’est une manière de se cacher un peu.
A S : A l’encontre de la question “qu’appréciez-vous dans les goûts musicaux des uns et des autres” que n’aimez-vous pas justement ?
Ben : Moi y a rien que je déteste, plutôt des trucs qui ne me touchent pas. Django Django par exemple que Max écoute, je trouve que ça ne mérite pas d’être connu. (rires)
Max : Lætitia aime les Guns’n’roses et moi je dois dire que ça ne me touche plus du tout. J’écoutais ça étant ado mais bon, plus maintenant !
Lætitia : Alors par rapport à Ben, je dirais le jazz, parce que c’est une musique qui ne me touche pas particulièrement. En général, le jazz ça me fait un peu chier !
Jérome : Moi je déteste autant Françoise Hardy que ne l’aime Thomas.
Thomas : Jérôme aime bien la musique progressive, genre Pink Floyd, Genesis et compagnie et c’est criminel de dire ça, mais ça ne me touche pas ! Ils ont inventé plein de choses, je dis pas mais écouter ça maintenant ça m’ennuie profondément.
Damien : Moi j’aime pas trop les solos djembé que Gaétan l’ingénieur son à l’habitude d’écouter dans le van (rires).
Thomas : Max n’arrête pas d’écouter Wu Lyf aussi et je trouve que c’est juste du bruit, c’est super assommant ! Mais on est pas tous d’accord sur ça, les autres sont mitigés !
An Si
Crédit Photo : Jérôme Sevrette













